Le visage dévoilé de Téhéran
[quote 6c70cb5185]L’Iran, pour tous ceux qui n’ont visité ce pays qu’à travers les médias, renvoie à des images stéréotypées femmes voilées en noir, drogue en grandes quantités et une bombe atomique en confection, bien enfouie sous les toits des maisons en tourbe.Quelques jours à Téhéran suffisent pour effacer ces clichés. L’Iran n’est pas la burqa, les ayatollahs et l’intégrisme. C’est tout le contraire. Certes, en Iran, une bombe est en préparation. Mais c’est celle d’une jeunesse en ébullition qui, doucement mais sûrement, réussit progressivement à desserrer l’étau de l’ordre religieux installé depuis la révolution islamique. Dans un pays où un habitant sur deux a moins de 25 ans, les évolutions sont inévitables, surtout à Téhéran, la capitale. Même si, aujourd’hui encore, les jeunes n’ont d’autres choix que de braver en cachette les interdits, leur révolte, lente mais persistante, a poussé les autorités à ignorer certains écarts.Dans les rues de Téhéran, spacieuses et propres, l’énergie juvénile ne peut être occultée. Encore moins le vestimentaire féminin jeans, talons, vestes cintrées, ongles de pieds et de mains vernis... Même si tout le corps est habillé, la tenue suggestive qui le moule est très loin du tchador imposé à l’époque de la révolution Khomeiny. Sur la tête, un petit foulard tombant qui laisse apparaître les mèches rebelles des belles Iraniennes. Il s’agit là, d’une lutte quotidienne de ces femmes qui gagnent du terrain face aux gardiens de la révolution. Ces derniers, appelés pasdaran, forment une organisation paramilitaire, dépendante directement du Guide Suprême. Les Pasdarans, très motivés sur le plan idéologique, et véritables gardes de la République islamique, sont, entre autres, en charge du bon respect du code vestimentaire et moral en vigueur depuis la Révolution.Mais à Téhéran, il semble que la rigueur imposée il y a une trentaine d’années n’arrive plus à contenir le flot de la vie qui rejaillit dans la ville des mol
par Jodelleammon